UNFOLD 1

Comment j’ai créé un bijou avec Nga Tran, créatrice d’Unfold.

Si vous suivez un peu le blog les mains dans l’encre, vous savez que les années précédentes m’ont laissé des traces. Afin de faire du bien à mon cerveau et entretenir ma créativité, j’ai suivi un atelier de fabrication de bracelet chez Unfold. Unfold c’est une marque de bijou qui a commencé comme marque de vêtement. La créatrice est au départ designer textile, puis s’est lancée dans la création de bijoux parce qu’elle aime ça. D’ailleurs, ça s’entend et se voit. Sa collection est superbe (Voici le lien. Si jamais, vous voulez me faire un cadeau, les peignes me plaisent beaucoup, beaucoup…). Reprenons après cet intermède intéressé avec une photo de son établi.

Est-ce possible de fabriquer un bijou sans la formation de joaillier ? Travailler le métal pour en faire quelque chose de joli sorti de notre imaginaire, quelque chose que l’on peut toucher, bref sortir de sa zone de confort, tout cela je l’ai expérimenté chez Unfold.

Oui, je vous entends derrière votre écran. Priss avec des outils ce n’est pas bien prudent. Impossible pour Priss, elle va se blesser ou tout casser. Honte sur vous. Tous mes doigts fonctionnent encore. Aucun outil n’a été cassé, ou blessé pendant le tournage, pardon, la fabrication. Tout le monde peut façonner son bijou, oui j’ai bien écrit tout le monde.

Couper

Grâce à Nga Tran, j’ai pu créer un jonc avec deux pendants. Pédagogue, bienveillante, et directe, elle explique en douceur les subtilité du bocfil et des métaux. Vous ne savez pas ce qu’est un bocfil ? J’explique : c’est une lame aussi fine qu’un crin de cheval (oui, oui, même que ça peut être plus fin) qui découpe le métal. Comme j’ai oublié de le prendre en photo, je vous en mets une piochée sur le net.

Bocfil outil utilisé par créatrice Unfold

Mais attention, il y a une technique et c’est là que les choses se sont corsées pour la Priss outillée de deux mains gauches, ainsi que d’une coordination défaillante. La main gauche sert de pince pour tenir le morceau de métal. Croyez-moi, il faut serrer assez fort, alors que la main droite qui coupe doit être souple, décontractée même sur le manche de la scie, sinon la tension se retrouve sur la lame qui se bloque. Et ne coupe plus. Donc j’ai découpé deux morceaux de métal rond pour en faire les pendants du bracelets, un en argent, l’autre en laiton.

Limer

Puis, c’est au tour du travail avec la lime. Il faut que les aspérités disparaissent sur les bords des cercles. Cela fait, les pendants sont prêts. On peut passer au jonc en lui-même.

Priss lime les pendants
Priss à la lime

Souder

Il a fallu apprendre à souder pour fermer le fil d’argent. Le fer ressemble beaucoup à ce dont on se sert en cuisine pour flamber les crèmes brûlées. Un minuscule maillon d’argent servira de liant à la soudure. Avant tout, on badigeonne de colle magique les deux pièces à souder, ici les deux extrémités du bracelet. Il faut ensuite la chauffer. Le maillon d’argent est lui aussi badigeonné de colle avant de le poser sur les parties à souder ensemble. On chauffe une fois de plus, l’argent fond en « collant » les deux extrémités. Voilà le bracelet est fermé.

maillon d'argent pour souder
Ils sont minuscules ces maillons !

Plier

Avec une pince, il faut saisir la rondelle de métal et la plier en s’appuyant sur l’établi. À chaque pliure on change de sens comme pour se faire un éventail en papier, mais en partant du même point. Ensuite, on les troue et les enfile dans une maille. Il reste une étape. Il faut le nettoyer. Nga Trang l’a plongé dans différents bains, puis passée dans la polisseuse. Le bracelet est terminé

D’ailleurs la preuve par l’image

Bracelet fabriqué à l'atelier Unfold
c’est moi qui l’ai faiiiiiiitttttt !

Repartir avec un bracelet que l’on trouve joli, que l’on a pensé, fabriqué par soi-même, c’est tout à fait satisfaisant. Me sentir fière de moi et aimer mes créations, c’est précieux.

Reste un dernier défi : le porter sans le perdre.

©Priss

Ps: pour suivre mes aventures les mains dans l’encre.