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La chasseuse de Troll
Par Priss Publié dans coup de coeur, coup de livre sur 13 mars 2021 Un commentaire 3 minutes de lecture
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Roman fantastique pour adulte. Editions Acte Sud. (avé le troll façon playmo. La classe à Dallas)

La Chasseuse de Troll, de Stefan Spjut

PPPT : un enfant se fait enlever. Une chasseuse de troll, nommée Susso, enquête. Bien sûr on ne la croit pas.

Vous, qui me connaissez si bien, savez que ce pays possède une place particulière dans ma vie. Lorsque que j’ai eu connaissance de ce livre, je n’ai pas trop hésité. La nostalgie c’est comme les grandes marées, elle envahit puis se retire aussi vite. Lorsqu’elle est là autant nager avec. (Ce qui je le rappelle est fortement déconseillé à faire, bande de touristes, pendant les vraies grandes marées et, par pitié, on ne S’APPROCHE PAS DU BORD).

Je m’égare.

L’auteur a pris son temps dans ce livre. Vraiment. Trop. Parfois, le rythme lent dessert l’histoire. Il faut persister pour qu’enfin le récit avance. L’ambiance est glaciale (sortez les moufles), quasi glauque. Je me suis sentie mal à l’aise quelques fois au début de l’histoire. Le livre s’appelle Stallo en langue originale. Ce sont des créatures appartenant à la mythologie Same. Stefan Spjut nous embarque dans les traditions sames et suédoises de créatures pas si mignonnes, pas de dieux nordiques, ni de vikings, non la tradition des histoires quotidiennes qu’on se raconte en chuchotant ou en rigolant.

Oh un écureuil, c’est peut-être un skrymt.

J’ai perdu mes clefs, mes chaussettes, mes lunettes…Ce sont les Tomte.

J’ai perdu mon enfant, c’est le Troll ou le Stallos qui l’a emporté.

Pourquoi ? L’auteur n’en écrira pas plus, à vous de faire le reste. N’oubliez-pas que les Trolls se nourrissent de chèvres ou d’êtres humains dans les contes. Ou alors, peut-être sont-ils devenus vegan ou qu’ils s’ennuient ? Je précise que rien de trop sanguinolent n’est mentionné.

Le récit est ancré dans la réalité, le tsunami de 2004, les stations service, les supermarchés, les villes, les « kändis » (mot un peu familier pour les gens connus), les forêts, la neige, les moteurs que l’on doit brancher pour les faire démarrer en hiver. Les panneaux d’ICA, COOP ou STATOIL, KIRUNA, LULEÅ (non, ce ne sont pas des noms de meuble Ikea) s’égrènent au fil du récit et des kilomètres. Pour moi ce livre est une véritable madeleine (un « lussebulle » serait plus approprié dans ce contexte) bien plus que des polars, venant du même pays, bien connus.

Je m’égare.

Récit donc très ancré dans la réalité où des gens protègent les Stallos…Les vils. La fin du récit, assez décevante, ne nous en apprendra pas beaucoup plus. Il faudra attendre la suite. Evidement.

La chasseuse de Troll, à lire avec la lumière allumée ainsi que vos enfants sous-clefs (ou bien carrément dormez avec eux, ou plutôt branchez leur une alarme, ne dormez pas tout compte fait, et ne les lâchez plus jusqu’à la puberté). Hejdå.

©Priss


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