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Bye-Bye Car, chapitre vingt 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 23 mai 2020 Un commentaire 6 minutes de lecture
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Chapitre vingt, Pakar et William partent en exploration dans le pays Troll. Pour relire le dix-neuf, c’est ici

Bye-Bye car, chapitre vingt

Le lendemain, William et Pakar se sont réveillés très tard. Leur conciliabule a duré longtemps mais leur plan est prêt. Comme ils ont besoin d’aide pour le mettre à exécution, Pakar rend visite à Glaïeul dans sa hutte. Sa petite Fagouline pleure dans ses bras. Visiblement, Glaïeul ne parvient pas à la consoler. Il semble épuisé, triste. La petite a sûrement pleuré une partie de la nuit et du matin. Pas étonnant dans cette humidité constante. Pakar prend la petite dans ses bras pour la faire rire avec quelques grimaces. Petit à petit, elle retrouve le sourire, Glaieul aussi. Pakar lui demande :

— Tu pourrais retourner crier et taper à la porte du mur ce soir ?

Glaieul le dévisage un peu interloqué. Pakar continue :

— Nous avons besoin d’une diversion.

— Qui nous ?

— William et moi.

— Pourquoi ?

— Tu verras. Moins vous en savez, mieux sait. C’est pour votre sécurité au cas où…

— Mais…

Pakar sort avec la petite Fagouline toujours dans ses bras en lui lançant :

— Repose-toi, je m’occupe de Bouton.

—Mais…

— Dors, nous allons avoir besoin de toi.

Le voisin de Pakar se demande quand ce jeune Fagoulin est devenu aussi insolent mais aussi, si attentif à ces semblables. Il se couche dans une couverture qui séchait dans un coin puis s’endort.

Le soir venu, Glaieul se dirige d’un bon pas vers la frontière. Il se racle la gorge, s’échauffe la voix :

— mimimimimimimimim

Et encore :

— bamanabanabanama

Et enfin :

— Zigzegzogzugziugzong.

Il inspire un grand coup, sa poitrine se gonfle comme un ballon puis se met à taper de toutes ses forces à la frontière troll en hurlant qu’il veut voir son beau-frère ou sa sœur, que c’est une honte, qu’ils sont tous là à devenir malades sous la pluie pendant que les trolls les regardent sans rien faire, où est l’hospitalité troll enfin etc etc.

Pendant ce temps, Pakar et William se sont rendus dans un endroit éloigné du poste de Troll de Garde. Une brique vole, peu après la voix de Rose se fait entendre :

— Bien, je vois que vous avez eu mon message. Soyez prêt.

Pakar et William se regarde. Qu’est-ce-qui se passe ? La voix de Rose reprend :

— Attention reculez de trois grands pas.

Les deux complices obéissent. Soudain, six briques sont propulsées juste à l’endroit où se tenait William et Pakar. Dans le mur, un trou s’est formé. Un trou juste assez grand pour laisser passer un enfant ou un Fagoulin. La tête de Rose apparaît. C’est une Fagouline avec les oreilles nouées, et le poil roux comme Pakar. Elle sourit.

— Prenez les briques, on les replacera dans le mur du côté troll.

Les briques ramassées, ils passent leurs jambes puis la tête dans le trou pour découvrir le pays de l’autre côté de la frontière.

William ouvre grand les yeux en voyant le lac au pied de la montagne. Il lève la tête pour essayer d’en distinguer le pic qui culmine dans les nuages. En contrebas un lac immense avec un port. Le mur de la frontière court tout autour de la montagne jusqu’au lac. Rose replace les briques puis les tire chacun par une manche. Tous trois arrivent rapidement à l’entrée d’une galerie. Rose attrape un cristal lumineux puis leur ordonne :

— Allez-y on rentre là.

Ils s’enfoncent dans l’obscurité.

A la frontière, le Troll-de Garde menace Glaieul qui frappe et crie toujours :

— Arrête ou il t’en cuira !

— Viens, je t’attends répond Glaieul.

— Ahahahahaha petit Fagoulin, tu me prends pour un Gnome ? Tu penses que j’ouvrirai pour venir te corriger ? Ahah

Glaieul se tait. Ce troll a bien l’air sûr de lui…le Troll de Garde continue :

— Non, petite chose. Je vais appeler tes amis Fagottins pour vous punir.

Il part en riant très fort. Tous les Fagoulins sortent de leurs huttes mouillées. Il sont tous inquiets, s’interpellent les uns les autres. Glaieul est embêté, c’est un peu de sa faute. Tant pis, se dit-il, espérons que les jeunes reviendront bientôt nous aider. En attendant, mieux vaut se cacher dans la forêt.

Pendant ce temps, William et Pakar sont en plein périple dans les galeries troll. La lumière du cristal les éclaire en changeant de couleur. Ainsi les parois deviennent tour à tour, jaune, rouge, bleu ou violet au grand bonheur des deux complices. Du plafond pend quelques stalactiques dont certains viennent leur chatouiller les épaules. William en effleure un qui couine doucement. Rose toujours devant se retourne soudain :

— Chut ! Ne les touchez pas. Ils vont nous faire repérer. Soyez-doux avec eux sinon ils pleurent, crient à en faire trembler les rochers, et à rendre sourd.

William enlève sa main prestement.

La Fagouline les guide à travers la montagne en leur montrant les repères qu’elle a gravés pour retrouver le chemin.

Les enfants échangent de rapides coups d’oeil. William hausse les épaules et Pakar se gratte sous son bonnet. Ils comprennent les précautions qu’elle prend, mais où peut-elle bien les conduire ?

Après une longue marche, ils arrivent vers une cavité naturelle assez grande dans laquelle une rivière souterraine coule. En la longeant, Rose leur dit :

— Elle se jette dans le lac

Puis elle les mène vers un renfoncement qui forme un abri naturel. A l’intérieur, ils y voient des vivres, des lits de mousse confortable, un foyer pour y faire du feu, tout cela au sec bien sûr. L’espoir de Pakar un peu mis à mal se rallume :

— C’est un abri ?

— Oui Pakar. Des trolls qui ne supportent plus ces vilains Fagottins s’y sont déjà installés. C’est assez grand pour tout le monde.

— Il faut juste faire venir tout le monde…remarque William.

Le jeune Fagoulin et le garçon repartent discrètement vers le passage de la frontière pour retrouver leur camp de fortune. L’aube pointe le bout de son nez quand ils arrivent chez eux. Ils ont marché dans un sens puis dans l’autre toute la nuit. Ils s’affalent sur leurs paillasses mouillées mais s’endorment malgré tout.

(à suivre)

©Priss

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