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Bye-Bye Car, chapitre vingt-trois 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 7 juin 2020 Un commentaire 5 minutes de lecture
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Chapitre où BarJ rencontre un peintre qui sait ce qui se passe chez les Fagottins . Pour relire le vingt-deux , c’est ici.

Bye-Bye Car, chapitre vingt-trois

Pendant que les Fagoulins jouaient à cache-cache avec leurs poursuivants dans les galeries des trolls, BarJ est parti accomplir sa mission chez les Fagottins. Il s’est introduit dans un énorme cyprès des marais : le palais du roi Fagottin-IV-Fagot. Surpris, l’Enchanté se rend rapidement compte que l’énorme arbre a été abandonné. Parcourir les couloirs de l’arbre lui rappelle l’histoire de ces créatures, cousines des Fagoulins. C’est vrai que les Fagottins avaient toujours été jaloux de leurs cousins les Fagoulins, au point de harceler ces derniers constamment. Pour les protéger, les Enchantés avaient dû mettre en place la « Brèche », la fameuse frontière. Mais que les Fagottins décident d’asservir tous les peuples ou de compromettre l’équilibre des mondes du Petit Peuple ? BarJ ne peut pas le croire. Et pourtant c’est bien ce qui se passe en ce moment, les Gnomes, les Trolls, le peuple des écureuils et maintenant les Fagoulins. Mais le pire c’est de se dire que peut-être un Enchanté se cache derrière tout ce bazar.

A la recherche d’indices sur l’origine de cette pagaille, il traverse les salles, et découvre une grande pièce ronde au centre du tronc. Quand il regarde vers le haut les parois de l’arbre s’élancent vers le ciel pour finir en de grosses branches géantes. Sur l’écorce des parois, des peintures représentent la vie dans le Cyprès royal. Les premières, à gauche près de la porte monumentale, montrent le roi fagottin dans toute sa splendeur, fier et grand. Sur les suivantes, il est représenté le dos qui se voûte de plus en plus. L’ombre qui se tient juste derrière-lui, elle, grandit jusqu’à devenir une silhouette inquiétante. BarJ comprend qu’il a trouvé une représentation de l’Enchantée qu’il recherche, mais elle ne suffit pas pour qu’il l’identifie. Qui peut-elle-être ? Une voix qui le fait sursauter répond à sa question silencieuse :

— La Grande Sombre…

Un Fagottin très âgé sort alors d’une ombre de la salle. Il ne porte pas l’uniforme noir mais un tablier gris tâché de milles couleurs. BarJ cette fois connaît la réponse mais demande quand même :

— Vous êtes le peintre ?

— J’étais le peintre de sa majesté le roi des Fagottins, maintenant je ne suis plus rien…à cause d’elle !

Il pointe un doigt long et gris vers l’image de la Grande Sombre.

— Qui-est-elle ?

Le peintre en colère marche sur BarJ comme s’il allait l’attaquer :

— Comme si vous  ne les saviez pas ! Une Enchantée, bien sûr ! Une de la pire sorte, une mauvaise Enchantée.

L’Enchanté à brettelles répond :

— Nous ne le savions pas.

Le peintre s’adoucit.

— Vraiment ? Vous ne saviez rien ? Je ne suis pas certain que ce soit mieux…

BarJ reste silencieux, le peintre n’a pas tort. Celui-ci reprend :

— Elle a isolé le roi de ses fidèles amis et conseillers pour mieux le manipuler.

— Elle l’a aussi isolé de son peintre. Pourquoi ?

— Comme tu as pu le remarquer sur ces murs d’écorces, je représente ce que je vois. Ces peintures étaient ma façon de dire au roi : attention ! Mais bien sûr, la Grande Sombre ne voulait pas que le roi se rende compte qu’elle le contrôlait. Elle lui a donc fait croire que j’étais un traître. Le roi m’a condamné à me faire couper les mains pour que je ne peigne plus. C’est une punition terrible pour un peintre, alors j’ai fui. Lorsque le roi a quitté ce palais de bois pour le palais de métal, je suis revenu ici pour me cacher.

BarJ hoche la tête.

— Je dois m’approcher de la Grande Sombre. Y-a-t’il un moyen de s’introduire dans ce palais de métal ?

Le peintre réfléchit.

— Demain peut-être, mais ça va être compliqué de garder l’esprit clair.

BarJ s’étonne de cette drôle de remarque (et toi, ça t’étonne? Ou bien as-tu une idée?). Le Fagottin continue de réfléchir à voix haute :

— Comment vas-tu passer inaperçu ?

En guise de réponse, BarJ se transforme en Fagottin comme lors de sa première visite vers l’usine. Le peintre hoche la tête.

— Convaincant…nous attendrons l’Heure des Charrettes pour aller dans les champs.

— Où ça ?

— Dans les Champs de Fleurs à Baba

— De quoi ?

— Décidément vous ne savez rien de rien ! Qu’avez-vous donc fait pendant tout ce temps, les Enchantés ?

BarJ se pose aussi la question : qu’ont-ils donc fait pendant tout ce temps ? Rien…il faut  y remédier.

(à suivre)

©Priss

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