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Bye-Bye Car, chapitre vingt-six 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 17 juin 2020 Un commentaire 4 minutes de lecture
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Chapitre vingt-six, BarJ est en prison. Pour relire le vingt-cinq, c’est ici

Bye-Bye Car, chapitre vingt-six

Jeté dans la fosse, BarJ se relève perclus de douleurs (C’est à dire qu’il a mal partout). Le plafond est bas, il doit se courber afin de ne pas le heurter avec sa tête. La semi-obscurité lui permet de distinguer d’autres habitants aussi malchanceux qui forment un cercle hostile autour de lui. De nombreux chapeaux pointus de Gnome peuplent la prison.

— Quel soulagement, nous qui pensions que vous aviez tous disparu, constate l’Enchanté.

Un Gnome sort de l’ombre pour lui cracher sur le pied.

— Hé ! S’exclame BarJ en s’essuyant.

— Quoi, hé ? Qu’avez-vous fait pour nous aider ? Sale Enchanteur !

Des murmures approbateurs dans le groupe de prisonniers gnomes s’élèvent, l’Enchanté les comprend : son assemblée n’a pas été à la hauteur. Malheureusement, rien ne peut plus changer cela. Par contre il peut soulager le Gnome qui se trouvait dans la machine aux deux cloches. Fouillant la pièce, il le découvre prostré dans un recoin. Très faible, le Gnome ne semble pourtant pas souffrir. BarJ s’assoit près de lui, pose ses mains de chaque côté de son chapeau pointu, après quelques instants les enlève, mais reste pensif. En se doutant de la réponse puisqu’il a vu le Gnome sortir de la machine, il lance à la ronde :

— Que lui-est-il arrivé ?

Sur un ton agressif, le Gnome cracheur lui jette :

— La Grande Sombre et sa machine, voilà ce qui lui est arrivé ! Vous devriez le savoir : c’est une des vôtres.

— Mmmmh, à priori non. Nous ne sommes pas supposés blesser les créatures du Petit Peuple, même les Fagottins.

L’Enchanté se penche à nouveau vers le Gnome pour lui parler à l’oreille, puis s’adresse à tous pour demander tout haut :

— La machine l’a vidé de ses forces. A qui est-ce arrivé d’autre ?

— A moi.

Une Fagouline en uniforme qui a noué ses oreilles avec une grosse fleur violette s’avance péniblement. Le tintement des breloques militaires accrochées à sa veste résonne dans le trou qui leur sert de prison. Dans ses yeux fatigués, luit encore la petite flamme de son courage, mais son pelage roux clairsemé ne trompe pas BarJ : la Fagouline est très affaiblie. Il hoche la tête, ses soupçons confirmés : la machine vide le Petit Peuple de sa force vitale.

La Fagouline l’interroge au sujet de son pays.

— Et Gennessépa ?

— Envahie.

La respiration coupée, elle chancèle sous le poids de la nouvelle, trébuche en avançant un pied. Un autre Fagoulin se précipite vers elle pour la soutenir :

— Généralissime !

A ses mots, BarJ la regarde un peu mieux. C’est vrai qu’elle a un air de famille avec Pakar. Doucement, il s’avance vers elle et se met à genoux pour être à sa hauteur.

— Votre fils va bien. Il a fui avec d’autres dans la forêt. Ils vont chercher de l’aide chez les Trolls.

Il n’aurait pas dû dire ça. La Généralissime s’effondre dans ses bras.

— C’est une catastrophe, les Trolls sont de mèche avec les Fagottins !

BarJ accepte la peine de la Fagouline, qui après avoir versé des larmes silencieuses, se mouche dans sa chemise.

— Je sais cela, mais pas tous. En plus, Pakar est débrouillard mais surtout il n’est pas seul. Un ami l’accompagne

Elle relève la tête, l’air interrogateur :

— Un ami ? Pakar ? Quel ami ? Pakar n’a pas d’ami.

BarJ précise :

— Si, un enfant…William.

La Généralissime sourit, soulagée : sans s’en douter, BarJ lui a offert l’espoir ainsi qu’à tout le Petit Peuple. Mais elle n’explique rien, elle est trop fatiguée pour cela.

Un peu plus tard, les prisonniers se préparent pour la nuit. L’Enchanté s’est rassis dans le recoin du Gnome mal en point pour veiller sur lui. Il chuchote son rapport au petit rocher, puis le range. Maintenant, il attend. La Grande Sombre viendra le chercher tôt ou tard.

— Ce ne sera pas une partie de plaisir, soupire-t-il tout haut.

Il se tourne vers le gnome, l’observe, puis rajoute :

— Non, ce sera même tout le contraire.

Recouvrant ses yeux de son chapeau melon, il s’adosse à la paroi et s’endort.

(à suivre)

©Priss

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