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Bye-Bye Car, chapitre vingt-quatre 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 10 juin 2020 Un commentaire 4 minutes de lecture
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Chapitre vingt- quatre rempli de champs de Fleurs à Baba. Pour relire le vingt-trois, c’est ici

Bye-Bye Car, chapitre vingt- quatre

Le lendemain, le peintre royal enfile son uniforme noir avec une grimace de dégout. L’habit militaire est imposé à tous les Fagottins par la Grande Sombre donc il faut qu’il le porte pour accompagner BarJ vers les champs de Fleur à Baba. Dans les rues de la capitale, BarJ remarque des charrettes remplies de ballots gardées par des patrouilles.

— Mais qu’y-a-t-il là-dedans, murmure-t-il.

— Des Fleurs à Baba, répond le peintre engoncé dans son costume.

Encore ces fleurs ! BarJ ne connaît aucune fleur avec ce nom. Il est curieux d’en voir mais il se demande pourquoi les Fagottins en ont autant.

Arrivés aux limites du bourg, l’Enchanté commence à comprendre. A perte de vue, des champs de fleurs roses aux tiges noires s’étendent devant lui. Pour en avoir le coeur net, il s’approche. Mais il reconnaît ces fleurs ! Ce sont celles avec lesquelles l’Enchantée Elue faisait des expériences. La plupart des Fagottins ne peuvent plus se passer de ces « fleurs à rêves », lui explique le peintre.

— Mais ce sont de véritables pièges, ajoute-t-il, plus vous en consommez plus vous en voulez. Elles rendent bêtes et violents. C’est comme ça que la Grande Sombre contrôle tout le monde, y compris le roi des Fagottins.

BarJ s’aperçoit que dans les champs travaillent des Valoins à bec de canard, des Trolls et même quelques Gnomes que tout le monde pensaient disparus. Les Fagottins ont donc réduit en esclavage les autres peuples pour cultiver ces horreurs de Fleurs à Baba !

Le peintre continue :

— Les Trolls se sont alliés à la Grande Sombre mais certains chez eux résistent. Quand leur roi Troll en Charge les capture, il les envoie ici comme punition. La Grande Sombre réclame des travailleurs pour les champs ou l’usine. Elle ne semble jamais en avoir assez.

— Justement que fabrique-t-on dans cette usine ?

— Je ne sais pas, mais avec cette odeur, berk ! Rien de bien ne peut en sortir.

— Non rien de bien, murmure BarJ.

Le peintre lui montre une charrette vide à l’extrémité d’un champ.

— Les charrettes ne sont surveillées que lorsqu’elles sont remplies de fleurs. Tu pourrais t’y cacher mais les effets de ces fleurs…

— Oui je les connais.

Le peintre ne dit rien : pourtant l’Enchanté ne semblait rien savoir de ces fleurs la veille ! Il lui précise une chose importante :

— Toutes les charrettes passent par le nouveau palais de métal attenant à l’usine où la Grande Sombre habite. Elles sont ensuite déchargées. Le palais approvisionne ensuite les habitants. La Grande Sombre décide de combien et à qui elle en distribue.

— Elle contrôle vraiment tout.

Le peintre s’agace un peu :

— Oui, je te l’ai dit. Bon je te laisse. Je regagne mon arbre. Bonne chance !

— Merci, répond BarJ en regardant le Fagottin courir se réfugier dans l’arbre royal abandonné.

Quant à lui, il doit maintenant se trouver une charrette vide mais d’abord, avertir l’Enchantée Elue. Il sort le Rocher Chuchoteur pour lui susurrer quelques mots à l’intention de l’Enchantée puis le replace bien vite dans la poche intérieure de sa veste. D’une autre, il sort un flacon à bulles. Une bulle aux reflets multicolores s’en échappe :

— S’il te plaît, protège-moi jolie bulle, par mon nom d’Enchanté.

La bulle vient recouvrir sa tête (comme un casque de cosmonaute). Ainsi parfaitement protégé des effets des fleurs, BarJ s’approche d’une charrette vide puis s’y glisse et disparait : il s’est rendu invisible. Une fois la charrette pleine, elle démarre pour se diriger vers le palais de métal.

(à suivre)

©Priss

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