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Bye-Bye Car, chapitre Trois.
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 1 avril 2020 Un commentaire 5 minutes de lecture
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Bonjour,

Bienvenue dans le chapitre trois de Bye-Bye Car, où Pakar découvre une créature étrange. Si tu la reconnais, tu peux ajouter son nom dans un commentaire. Si tu veux un lien pour lire le chapitre deux clique ici

Bye-Bye Car, chapitre trois.

Après le discours de sa mère La Généralissime, Pakar fuit vers son refuge secret. Arrivée à l’orée du village, le voilà qui s’emmêle les pieds dans son oreille droite. Ha oui, il faut en effet que tu saches une chose : Pakar est né avec une oreille très longue et une seconde courte.

Pour lui c’est impossible de les nouer ensemble au-dessus de sa tête comme le font tous les Fagoulin.e.s. donc il porte un bonnet, un bonnet jaune. En général, on ne le met qu’aux bébés qui ont encore les oreilles trop petites pour les nouer. Pakar est une exception. Son oreille trop longue l’empêche de marcher correctement, car il s’empêtre dedans. Quant à l’autre trop courte, elle lui fait honte. Le bonnet lui permet de ranger ses oreilles pour éviter ces désagréments.

Farfouillant dans ses poches, il le sort, y fourre ses oreilles, puis reprend sa course jusqu’à un coin de la forêt particulièrement agréable. Quelques arbres balancent doucement de grandes branches au-dessus d’une hutte. Des fleurs géantes parfument l’endroit avec beaucoup de discrétion. Quand ses pas s’enfoncent dans de l’épaisse mousse, le jeune Fagoulin ralentit enfin. Tout est paisible, serein. C’est le lieu parfait pour se réfugier en cas de grosse tristesse comme aujourd’hui.

En arrivant juste devant la cabane, il trouve une créature endormie au sourire béat. De la bave coule aux coins de ses lèvres. Tout autour d’elle, l’air est rempli d’une odeur nouvelle, mais un goût de sel pique la langue du Fagoulin. Oubliant son chagrin, Pakar s’assoit pas trop près, mais pas trop loin non plus de la créature allongée sur le seuil de sa hutte. Il n’ose pas l’enjamber pour rentrer. On ne sait jamais comment les animaux sauvages peuvent réagir. En silence, il l’observe. Plutôt maigrichonne, elle a bien des poils, mais uniquement sur sa tête… au moins elle a une tête. Ses bras sont curieusement courts, et Pakar se demande comment elle peut courir dans ce cas-là. Ça ne doit pas être pratique. Pauvre créature, elle doit tomber tout le temps.

Lecteur, si Pakar s’interroge autant sur les bras, c’est parce que ceux des Fagoulins sont aussi longs que leurs jambes et qu’ils courent sur leurs quatre membres comme les singes. Ils vont même super vite. 

Le silence règne dans ce petit coin du bois. Autour de la créature, l’odeur inconnue se dissipe petit à petit. Les oiseaux se taisent comme pour ne pas déranger la dormeuse. Les insectes se sont immobilisés sous les feuilles craquantes. Toute la forêt semble retenir son souffle en attendant son réveil. L’attente se fait longue.

Le jeune Fagoulin s’ennuie maintenant. Il aimerait bien que la créature se réveille enfin. Mais elle continue de baver tout en dormant avec son sourire agaçant. Bien décidé à ne pas rester plus longtemps, Pakar se lève en faisant un peu de bruit. Rien ne se passe. La créature continue sa sieste. Par contre, quelque part derrière des arbres un peu plus loin, des voix se disputent entre elles :

— Nous sommes perdus, je le savais.

— Non, non je suis certain que nous sommes sur la bonne direction.

Pakar s’inquiète de ces voix qu’il ne connaît pas, mais aussi du soleil qui se couche. Il doit rentrer chez lui. Que faire ? Personne ne doit trouver la créature. Les grands Fagoulins ne sont pas toujours accueillants envers les étrangers. S’en approchant, il pose ensuite son doigt sur son flanc, appuie doucement, puis plus fort. Aucune réaction, alors, il y va carrément quitte à lui faire mal, la secoue dans tous les sens. Mais la créature reste immobile. Que faire ?

Pakar se décide finalement à cacher la créature dans la hutte. Tout autour de celle-ci pendent des branches dont les immenses feuilles rasent le sol. Pakar les tire et les dispose de telle façon qu’elles viennent camoufler l’entrée de son refuge de paille. Dans cet enchevêtrement de végétation, personne ne pourra rien remarquer. Sous les bras feuillus des arbres, sa hutte ainsi que la créature sont à l’abri, se dit Pakar. Rassuré, il quitte l’endroit rapidement pour arriver chez lui avant l’heure du couvre-feu.

(à suivre)

©Priss

Bye-Bye car jeunesse roman


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