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Bye-Bye Car, chapitre trente 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 1 juillet 2020 Un commentaire 4 minutes de lecture
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Chapitre trente, Pakar et William sont en galère. Pour relire le vingt-neuf, c’est ici

Bye-Bye Car, chapitre trente

D’après la carte du capitaine que Pakar et William ont consultée en embarquant, la traversée du « LGS Nouveau Monde » doit durer un jour et une nuit. Le cuisinier suspicieux étant souvent à deux doigts de découvrir notre duo de choc, la nuit suivante, ils décident d’explorer la cale à la recherche d’un coin plus tranquille. Les deux amis fouinent par-ci par-là aussi silencieusement que possible. Leurs trouvailles, jusque-là, se sont limitées à quelques cristaux de lumières extraits des mines de la montagne Troll, et à des vivres dans la cambuse qu’ils ne peuvent avaler à cause de leur mal de mer. Bref, rien de palpitant.

Pakar déniche enfin une trappe qu’il ouvre : des escaliers descendent vers le fond. Tous deux empruntent les marches en prenant soin de refermer derrière eux. En foulant le sol, les deux amis découvrent des Trolls, des Écureuils en cage, des Arachnéides, des Valoins à Tête de canard, bref des créatures de toutes sortes. Toutes sont enchaînées les unes aux autres. Malgré les tentatives pour rester discrets de William et Pakar, les Valoins qui ont remarqué leur présence se mettent à claquer du bec, les Arachnéides feulent. Puis vient le tour les Trolls qui les supplient de les détacher. Tous ces cris font un terrible boucan. Des pas lourds résonnent au plafond, un Troll de Cale s’époumone :

— Taisez-vous, vous autres, ou je vous fais jeter par-dessus bord !

Rien n’y fait. Comme ses menaces ne servent à rien, le Troll ouvre la trappe, puis s’engage dans l’escalier. William et Pakar se réfugient dessous en espérant un miracle. Les bottes du Troll se rapprochent de plus en plus. Fixant cette paire de chaussures mal venues, les deux passagers clandestins ont les jambes molles, le cœur battant, et des gouttes de sueur leur coulent du front. Au moment où les semelles parviennent à hauteur de leurs yeux, le chahut s’arrête enfin. Le geôlier remonte en grognant, mais ferme la trappe à clef, au grand désarroi de William et Pakar qui se savent coincés.

Un Troll enchaîné à l’air peu aimable et aux oreilles étrangement longues vient attraper celles de Pakar.

— T’es bizarre pour un Fagoulin, toi !

— Pareil pour toi monsieur muscles, geint Pakar.

Le Troll éclate de rire.

— Chhhhhhuuuuutttt, s’irrite William en sortant de sa cachette, tu vas nous faire repérer.

Le Troll, surpris de se faire reprendre, observe le garçon de haut.

— T’es quoi, toi ?

Dans un feulement mêlé de mots, une Arachnéide répond à sa place :

— En-ffffff-annntttt

Le Troll est étonné :

— Je pensais que vous étiez un mythe que me racontait ma mère Rose.

Pakar et William sursautent. En chœur, ils s’écrient :

— Rose est ta mère ?

— Oui, j’ai ses magnifiques oreilles, ajoute-t-il fièrement. Vous la connaissez ?

— Nous faisions partie des réfugiés sous la Montagne jusqu’à ce que nous nous en allions.

Le Troll les serre dans ses bras en les étouffant presque :

— Merveilleux, elle a réussi !

Il les repose, se gratte la tête en les interrogeant :

— Mais pourquoi êtes-vous partis ?

William, qui a repris son souffle, regarde vers le sol :

— Les Fagottins sont sur les traces de la communauté, mais personne n’a voulu nous suivre.

Le Troll se tait.

Pakar ajoute rapidement :

— Nous sommes aussi partis, car mes parents sont prisonniers en pays Fagottin.

— Prisonnier de la Grande Sombre ? Comme mon père, Troll de Girolle ?

Les deux enfants se regardent, ils ne comprennent pas qui est cette Grande Sombre. Alors, le fils de Rose se lance dans des explications qui les affolent. Mais le Troll, lui, ne perd pas espoir :

— Allons dormir, demain nous essaierons de vous cacher parmi nous. Qui sait ? Vous pourrez peut-être nous aider nous aussi.

Le même feulement entremêlé de mots les salue :

— Bbb-oooo-nne-ffffff- n-uuuiiiittt-en-fffff-aaannnnttt

(à suivre)

©Priss

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