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Bye-Bye Car, chapitre trente-trois 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 11 juillet 2020 Un commentaire 5 minutes de lecture
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Chapitre trente-trois, Brume de Poison et style gothique. Pour relire le trente-deux, c’est ici

Bye-Bye Car, chapitre trente-trois

La Grande Sombre, revigorée par les Enchantements de BarJ, se réjouit en inspectant son usine. Bientôt, tout sera prêt pour la suite de son plan, elle pourra affronter les Enchantés pour enfin dominer ce monde. Et pourquoi pas d’autres encore ?

Elle traverse des rangées de créatures du Petit Peuple qui, les yeux vides à cause des Fleurs à Baba, travaillent sur des machines grises. Le rougeoiement des engins projette des ombres sur les poutres d’acier du bâtiment. Le vacarme, qui fait souffrir les esclaves, semble une douce mélodie aux oreilles de la Grande Sombre. De la vapeur s’échappe des tuyaux et avec elle, le fumet plaisant de la victoire : viande moisie et fromage rance avec une touche de caramel.

Les Arachnéides portent toutes un masque de fer sur leurs mandibules, afin qu’on puisse prélever leur précieux venin hypnotique, combiné à la Brume, aucun Enchanté ne pourra y résister, triomphe la Grande Sombre. Ils deviendront tous ses esclaves. Sa vengeance sera complète, plus rien ne l’arrêtera.

Une Arachnéide tente de se rebeller contre son casque, une nouvelle certainement. Le Fagottin en charge de la pose a bien du mal à la contenir. La Grande Sombre fait un signe à un Troll de Garde, qui vient lui prêter main-forte en lui collant de force une Fleur à Baba dans les mandibules. L’Arachnéide se débat de tous ses membres, mais rien n’y fait, le Troll maintient la fleur.

Deux des pattes qui s’agitent intriguent la Grande Sombre, on dirait des jambes ? Impossible ! Elle secoue la tête puis regarde encore : non, tout va bien, elle compte bien huit pattes poilues. L’Arachnéide est maîtrisée le temps d’ajuster le masque.

— Fagottin de production, où en est-on avec la Brume de Poison ?

Le Fagottin s’incline :

— Avec le nouvel arrivage de prisonniers Arachnéides, nous serons prêts dans les temps, Grande Sombre.

— Tant mieux, ces Enchantés ne résisteront pas. Ils se soumettront.

Le Fagotin fait une révérence :

— Oui Grande Sombre, votre Grandeur, Largeur et Hauteur.

Satisfaite, elle quitte l’usine pour superviser la suite des opérations du palais attenant.

Ouf, William a eu chaud. Il s’en est fallu de peu qu’il ne se fasse repérer par cette « Grande Sombre » qui porte des vêtements aussi noirs que ceux de son frère : il paraît que ça s’appelle « gothique ». Apparemment, ici aussi ça se fait. Pendant qu’elle discute avec un Fagottin, il rampe entre les machines et les jets de vapeur puante. Il y a tellement de monde dans cette usine que personne ne le remarque, quelle chance ! (Oui, il faut bien qu’il en ait un peu quand même, non ?).  

 Ce qu’il a entendu de la conversation entre les deux ne le rassure pas du tout : si les Enchantés deviennent aussi des esclaves, qu’adviendra-t-il des dernières créatures libres du Petit Peuple ? Et comment rentrera-t-il chez lui ? Il doit à tout prix retrouver BarJ, lui seul peut les aider. Mais où est-il ? (Eh oui, lecteur William ne sait pas que BarJ est tout près de lui). William tente de sortir de l’usine. Il déambule dans des couloirs en rasant les murs pour se cacher des gardes. Une patrouille qui passe par là se moque d’un Enchanté qui serait prisonnier dans la fosse. Le garçon se recroqueville dans un recoin pour écouter.

— Pourquoi l’appelles-tu Enchanté ? Il n’a plus d’enchantements.

Toute la patrouille se met à rire. William s’inquiète : si c’était BarJ ? Cela veut dire qu’il va rester coincé ici ? Tout de suite, il se sent coupable de ne penser qu’à lui, mais toutes ces aventures commencent à lui peser. Il est un peu triste d’être loin de chez lui, ses parents lui manquent. Les bras serrés autour de ses jambes, il commence à douter.

— De toute façon, il est coincé dans la fosse maintenant, lance un des gardes fagottin.

A ces mots, la patrouille rit de plus belle.

— Allons lui rendre une petite visite, renchérit un deuxième trouffion.

Lorsque la patrouille s’éloigne, William n’hésite pas longtemps, car le seul qui peut le ramener chez lui c’est l’Enchanté dans sa voiture. Si BarJ est là, il doit absolument l’aider. Le garçon se relève pour suivre les gardes qui se dirigent vers la fosse.

(à suivre)

©Priss

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