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Bye-Bye Car, chapitre trente-six 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 21 juillet 2020 Un commentaire 7 minutes de lecture
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Chapitre trente-six, THE BIG BATAILLE . Pour relire le trente- cinq, c’est ici

Bye-Bye Car, chapitre trente-six

BarJ déboule dans l’usine au bon moment. William est en train de tirer de toutes ses forces sur le masque d’une Arachnéide pour la libérer. Pendant ce temps, les huit pattes de la créature fendent les crânes des Fagottins de Garde qui se sont rapprochés un peu trop près. Jusque là, tout va bien pour nos rebelles. Mais BarJ remarque Troll-de-Fosse qui s’approche du garçon sans se faire voir. Aussitôt, l’Enchanté se précipite vers le geôlier pour lui sauter sur le dos. À l’aide de ses bretelles, il s’attache à l’immense créature grise qui lui sert maintenant de monture. Le Troll rue dans tous les sens afin de le faire tomber, mais BarJ tient bon et l’oblige à foncer vers un groupe de Fagottins qui s’en prennent aux Gnomes libérés.

— Poussez-vous ! avertit-il, les mains plaquées sur les yeux du troll qui beugle.

Les gnomes se décalent de quelques pas pendant que les Fagottins, qui n’ont rien vu du manège de BarJ, ricanent en avançant vers leurs victimes à chapeau pointu. Ils les menacent avec des couteaux aux lames pointues et brillantes. Mais que se passe-t-il ? Soudain, un troll à tête d’Enchanté les heurte comme une boule dans un jeu de quilles. Les Fagottins volent de tous côtés.

— Strike ! crie l’Enchanté heureux de sa bonne blague.

Tous les Gnomes le regardent avec des yeux étonnés. BarJ rougit : son enthousiasme pour le bowling des humains le perdra.

De son côté, William a enfin réussi à enlever le masque de l’Arachnéide. Celle-ci le protège maintenant des gardes pendant qu’il tente d’en libérer une autre. Les Gnomes aussi s’affairent à ôter leurs masques aux créatures à longues pattes. BarJ toujours à cheval sur le Troll fait du mieux qu’il peut pour éloigner les patrouilles, qui affluent.

Un grondement se fait entendre. Il enfle pour atteindre son paroxysme avec l’arrivée de l’armée des Fagoulins qui fonce sur tout ce qui ressemble à des gardiens ou des Fagottins. Le plus gros de la troupe se détache pour aider les Arachnéides dont les masques tombent. Libérées, les créatures deviennent de redoutables guerrières, et neutralisent sans effort leurs adversaires.

Sur la Brèche, privée du venin des Arachnéides, la Brume de Poison n’est plus aussi dangereuse. Elle change d’aspect, d’odeur. Les Enchantés reprennent doucement leurs esprits autour de l’Élue qui décide d’aller affronter sa rivale.

Tout à coup, la Grande Sombre est là. Elle découvre son usine en plein chaos, la Brume est devenue inoffensive, l’armée fagouline a repris le contrôle des gardes, les esclaves ne travaillent plus et certains même détruisent les machines. Hors d’elle, elle pousse un cri de colère, s’approche de William occupé à délivrer la dernière Arachnéïde prisonnière, et l’attrape par son oreille droite. Pakar tente de le défendre, mais d’une pichenette elle le projette contre un mur. Le visage de la Grande Sombre s’est déformé sous la rage. Les Enchantements volés à BarJ se déchaînent autour d’elle. Sa cape tourbillonne, ses cheveux volent, des éclairs s’échappent et tombent dans tous les sens.

Les belligérants de tous bords sont terrorisés. Ils se précipitent alors derrière l’Enchanté qui écarte les bras comme pour les protéger. Les yeux écarquillés, tous contemplent affolés la Grande Sombre.

Ses yeux remplis de haine fixent le garçon qui pend au bout de sa main :

— Alors c’est toi le génie qui a compris d’où venait le pouvoir de la Brume.

Elle toise BarJ impuissant :

— Il t’a bien aidé n’est-ce pas ? Tant pis pour lui, il subira le même sort que toi. Grâce à lui, l’Elue ne pourra rien faire contre moi.

Elle entraîne William vers la salle de la Fosse où se trouve la machine aux deux cloches. BarJ ne peut que prévenir l’Élue avec le Rocher Chuchoteur, puis les suivre.

Une fois encore, William se retrouve sous une cloche. Il tâte du bout des doigts son oreille douloureuse. Gonflée, elle lui fait encore plus mal quand il la touche… Il râle contre cette oreille déformée, puis réalise enfin ce qu’il va lui arriver. Cette horreur Sombre va gagner. Désespéré, il pleure de ne pas avoir revu sa famille ou ses amis. Sous la cloche, il n’entend plus que son chagrin qui résonne. Il n’entend pas la Grande Sombre ricaner, ni BarJ hurler, ni même l’Élue débarquer sur son nuage. Pourtant, un déchaînement d’Enchantements s’est mis à secouer la salle dans un fracas assourdissant. Aussi puissantes l’une que l’autre, les deux ennemies s’affrontent sans que rien ne les départage. Les murs de la salle tremblent tant que des morceaux s’en détachent et tombent un peu partout. William, tout à sa panique n’entend plus rien : il ne veut pas mourir.

BarJ veut profiter du chaos ambiant pour faire sortir le garçon de l’affreuse machine, mais dans tout ce fracas se trompe de cloche. Il se tient sous la deuxième, quand un débris des murs tombe sur le levier ; celui-ci s’abaisse. Grondante, tremblante, crachotante, la machine se réveille. Elle absorbe la force du garçon qui se propage jusqu’à BarJ. Puis, tout s’éteint.

L’Enchanté n’en revient pas. Au bout de ses doigts, les fourmillements si caractéristiques ont repris. À ses oreilles, les Murmures Enchantés chantent de nouveau. Aurait-il récupéré ses Enchantements ? Comment est-ce possible ? Profitant de cet avantage, il sort à toute vitesse de la cloche, il hurle à l’attention de la Grande Sombre le premier sort qui lui vient à l’esprit :

— Fil à Saucisse !

Des pieds à la tête, une grande corde brillante vient s’enrouler autours de la Grande Sombre et malgré tous ses efforts pour s’en défaire, l’immobilise. Ainsi « Saucissonnée » par BarJ, l’Élue peut ensuite l’achever. Ne remuant que le bout de ses lèvres, elle la pétrifie sur place et cette fois de façon définitive.

Leur ennemie enfin vaincue, le calme revient dans la salle. Au milieu de tous les débris, les deux Enchantés se regardent soulagés : le pire a été évité.

Puis, BarJ se souvient de William, et se précipite vers le garçon encore inconscient qu’il tire hors de la cloche. L’Enchanté le secoue dans tous les sens, lui donne des claques, tente un ou deux enchantements : rien à faire. Honteux et le coeur lourd, il s’assoit près du garçon, inerte sur le sol. Pendant ce temps, l’Élue s’affaire près de la Grande Sombre. Lorsqu’elle remue les doigts, un coffre au lourd couvercle de bronze apparaît. Elle l’y enferme. Quand elle a fini de le sceller, elle s’agenouille près de BarJ. Les doigts de l’Élue s’agitent un peu. Puis, tapotant ensuite l’Enchanté sur son épaule :

— Ne t’inquiète pas, regarde.

En effet, William s’assoit en se frottant l’oreille, esquisse une grimace de douleur et demande :

— On a gagné ?

(à suivre pour la dernière)

©Priss

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