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Bye-Bye Car, chapitre trente-deux 
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 8 juillet 2020 Un commentaire 5 minutes de lecture
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Chapitre trente-deux, l’Elue fait enfin son travail. Pakar et William débarquent en pays Fagottin. Pour relire le trente et un, clique ici

Bye-Bye Car, chapitre trente-deux

Expérimentant un antidote aux Fleurs à Baba, L’Enchantée Élue a écouté plusieurs fois son Rocher Chuchoteur posé non loin d’elle. D’abord, elle n’a pas pu y croire. Mais à force de réécouter les messages chuchotés dans le rocher par BarJ, elle a conclu qu’aucun doute n’était permis. Son ancienne comparse est de retour et c’est un désastre. Que manigance-t-Elle ? L’Elue hausse les épaules : quelle question idiote… Ce qu’Elle veut, elle le sait : son ancienne complice a dû monter un plan machiavélique pour contrôler nos mondes, et peut-être même pour atteindre les autres, celui des humains peut-être ? Elle en serait capable.

Quand l’Elue tape du poing sur la table, les objets placés dessus sursautent de quelques centimètres pour retomber dans un fracas.

— Il va falloir se débarrasser d’Elle avant que nous ne devenions tous ses esclaves.

D’un bond, elle se lève de son banc, mais ses pieds s’empêtrent dans sa cape, et l’Elue trébuche. Son nuage réceptionne sa chute.

— Merci Nuage, tu es un fabuleux ami.

Le nuage devient tout rouge de plaisir.

— Allons sonner l’alerte pour les Enchantés. J’espère que nous arriverons à temps pour L’arrêter.

Sans plus attendre, le nuage l’emporte jusqu’au mont Perlin.

Pendant ce temps, sur le navire « LGS Nouveau Monde », l’heure est au débarquement. L’équipage cavale dans tous les sens. Le Troll de Cale vient réveiller les prisonniers en aboyant quelques insultes bien réfléchies. Entre feulements et jurons, ses pensionnaires donnent le change tout en cachant William et Pakar de leur mieux. Les deux jeunes passent ainsi inaperçus dans la foule des captifs. Attachés les uns aux autres, ceux-ci descendent la passerelle sous les coups ou les menaces. Si leur gardien était si intelligent, il aurait remarqué les quatre curieuses pattes en plus de l’Arachnéide…William et Pakar, dissimulés sous son tronc, s’efforcent de maintenir le rythme soutenu de leur protectrice.

Lorsque les geôliers Fagottins prennent le relais du Troll de Cale, eux non plus ne notent rien d’étrange malgré la créature à douze pattes. Au pas de course, ils traversent le pays Gnome puis une partie du pays Fagottin jusqu’au « point de triage ». À destination, une longue colonne se forme, et tous se mettent à avancer au pas au grand soulagement de Pakar et William exténués. En bout, le Fagottin Trieur est assis derrière un comptoir si haut que même les plus grandes créatures doivent se dévisser la tête pour l’apercevoir. C’est lui qui décide où les esclaves vont devoir travailler.

Les Trolls sont tous envoyés vers les travaux lourds, sauf le fils de Rose dont le Fagottin moque les oreilles :

— Puisque tu es aussi un Fagoulin, tu vas les rejoindre dans la chaudière de l’usine ! La fière armée nous chauffe la Brume.

Entendant cela, Pakar toujours caché avec William sous le tronc de l’Arachnéide, décide de sauter sur l’occasion pour enfin retrouver ses parents. Il se faufile donc entre toutes les jambes ou pattes afin de s’accrocher à celle du fils de Rose, qui se penche pour le mettre dans sa botte.

— Hé ! Avance maintenant ! crie le Fagottin derrière son comptoir. Qu’est ce que tu fais ?

— Je me gratte le pied, ça fait des heures qu’on marche et que j’ai un caillou dans la chaussure.

À ces mots, il jette une pierre par terre.

Le Fagottin ironise :

— Forte tête, hein ? Ça ne durera pas bien longtemps avec la canicule qui règne en bas. Je te souhaite bien du plaisir.

En haussant les épaules, le fils de Rose reprend sa route, guidé par des Fagottins de Garde. Tout cela s’est passé si vite que Pakar n’a pas eu le temps d’avertir William. L’Arachnéide, elle, se retrouve avec dix pattes. Le Trieur lui assigne sa place d’esclave :

— Une créature comme toi sera utile à l’atelier de tissage de la Brume. Nous avons besoin de ton venin.

William n’a pas le choix, il doit la suivre ou se faire prendre. Tant pis, il se débrouillera pour fausser compagnie à la patrouille de l’atelier, se dit-il. Hélas, celle-ci se compose de Trolls à l’air mauvais ainsi que d’un chef Fagottin aux yeux teigneux. À regret, il renonce à son idée de fuite.

De son côté, Pakar regrette un peu de s’être caché dans les bottes du Troll à cause de l’odeur de vieux fromage pourri de ses pieds. Mais surtout, il est chagriné d’avoir abandonné William sans le prévenir. Il espère que son ami comprendra…

(à suivre)

©Priss

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