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Bye-Bye Car, Chapitre quatorze
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 2 mai 2020 Un commentaire 5 minutes de lecture
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Chapitre quatorze, William retrouve l’inconnu à bretelles et lui passe un savon. Pour relire le treize, c’est ici

Bye-Bye car, chapitre quatorze

Après avoir suivi la galerie souterraine découverte dans leur abri creusé sous l’arbre puant, le petit groupe constitué de Pakar, William et des petits est arrivé à l’air libre. Il chemine maintenant en direction du pays des trolls. Pakar se fie à la végétation pour s’orienter. Il suit les Trolls de Fleurs, de drôles de minuscules clochettes de pétales bleu nuit qui tintent sous les courants d’air. Ces fleurs poussent uniquement sur les sentiers qui mènent chez les Trolls.

Comme prévu, les petits ont besoin de s’arrêter souvent. La plupart du temps, Pakar et William les portent, mais c’est difficile pour eux aussi. Le premier jour, ils ont trouvé un abri sous un gros rocher recouvert de mousse dans la forêt. Le lendemain, ils ont continué parmi les arbres. Encore fatigué malgré la nuit de repos, le petit groupe a avancé toujours plus lentement. Pakar et William ont trouvé leur chargement encore plus lourd que la veille. Les petits Fagoulins se sont fatigués encore plus vite, et ont dû être portés encore plus longtemps. Quand la nuit est tombée sur ce deuxième jour éprouvant, tout le monde s’est endormi dans un bosquet d’herbes géantes.

Le troisième jour, c’est encore pire. Ils sont réveillés au petit matin par une giboulée qui les mouille jusqu’aux os. Les petits n’avancent plus, et les grands pas si grands que ça finalement (Rappelle-toi : Pakar et William sont aussi des enfants) se découragent. La forêt s’éclaircit. Moins d’arbres peuvent les cacher des Fagottins. La petite compagnie est frigorifiée, mais surtout inquiète d’être aussi vulnérable.

Après quelques heures, elle arrive finalement dans une petite clairière remplie de Fagoulins à l’air misérable. Les petits se précipitent en criant vers leurs familles qui les accueillent à bras ouverts. Les parents, soulagés de retrouver leurs enfants n’en finissent plus de remercier Pakar et William.

Au milieu, des pleurs, des rires, des remerciements, William s’étonne que personne ne trouve sa présence un peu étrange.

— Bonjour William.

Par contre, lui s’étonne de trouver là le conducteur à bretelles. Mais enfin, il va pouvoir lui dire ce qu’il pense de lui. Voilà donc William qui s’époumone sur BarJ. Il s’énerve tellement que son visage devient aussi rouge que la ByeBye Car. Comment a-t-il pu l’embarquer dans cette histoire ? A-t-il perdu la tête ? Tous les Fagoulins le regardent, choqués : comment ose-t-il parler comme ça à un Enchanté ? Après que le silence est revenu, BarJ acquiesce en lui tendant la main :

— Tu as raison, j’ai fait n’importe quoi. Je t’ai mis en danger. Toutes mes excuses. Au fait, mon nom est BarJ.

William prend quelques instants pour se calmer. Plutôt content que pour une fois un adulte reconnaisse ses torts, le garçon hoche la tête et accepte la main tendue.

Quand la fatigue se rappelle finalement à Pakar et son comparse, tous deux se délestent de leurs sacs pour se reposer sous un arbre. BarJ leur tient compagnie. Il leur parle de la brèche puis un Fagoulin voisin de Pakar vient à son tour raconter les évènements à Genessépa. Il ajoute qu’il est soulagé d’être arrivé chez les trolls. Mais BarJ le prévient :

— Attendez-vous à ce qu’ils ne soient pas aussi hospitaliers que prévu…j’en ai vu chez les Fagottins. Ils travaillaient pour eux.

Le voisin de Pakar écarte cette idée d’un geste. Pour lui, c’est impossible. Son beau-frère est un troll, jamais il ne ferait ça. Il les connaît bien. BarJ soupire: il espère que le Fagoulin ne se trompe pas. Pakar demande des nouvelles de l’armée à BarJ qui le regarde alors d’un air désolé :

— Elle est retenue prisonnière dans un camp de travail chez les Fagottins.

— QUOI ! Il faut les sortir de là !!!! s’écrie le jeune Fagoulin.

Le voisin lui promet de l’aide chez les trolls. Leur armée est si puissante. Justement son beau-frère y est officier. Ils pourront compter sur eux pour sauver la Généralissime et ses soldats. BarJ secoue doucement la tête en entendant ça, il n’y croit pas beaucoup. Mais les Fagoulins en fuite sont perdus, fatigués et ne sont pas en sécurité dans la forêt, car les Fagottins peuvent les trouver à tout moment. Il faudra bien essayer le pays des trolls.

(à suivre)

©Priss

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