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Bye-Bye Car, Chapitre onze
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 22 avril 2020 Un commentaire 3 minutes de lecture
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Grâce à la réactivité de Pakar, les enfants ont échappé aux Fagottins et ont trouvé un abri dans un arbre puant. Que vont-ils faire à présent ?

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Bye-Bye car, chapitre onze

Pendant que BarJ espionne les Fagottins, William, lui poussé par Pakar, est tombé au pied d’un escalier taillé dans les énormes racines de l’arbre puant. Il se relève au milieu d’une pièce souterraine. Elle est aménagée avec quelques endroits pour dormir, et un tas de cubes éparpillés dans des recoins. Les petits fagoulins terrifiés pleurent. Pakar tente de les réconforter mais c’est peine perdue. D’en haut leur parviennent les bruits étouffés de l’invasion. Aux aguets, William les écoute, inquiet. Quand tout se calme, il se retrouve les bras ballants au milieu de l’abri ne sachant pas trop quoi faire.

— Tu pourrais m’aider peut-être, râle Pakar.

— Oui…

Le garçon prend dans ses bras une Fagouline minuscule qui gémit doucement. Le temps passe. A force de pleurer, les petits s’endorment. Pakar les installe un par un sur des poufs de mousse.

Il vient s’assoir près de William :

— Qu’est-ce-qu’on va faire ?

— Je ne sais pas. On peut trouver de l’aide peut-être ?

— Ça va être compliqué.

William hoche la tête, il n’y a sûrement pas de téléphone par ici. D’ailleurs, qui appellerait-il ? Sa mère à Royan ? Son père à Chambéry ? Non c’est l’inverse, sa mère à Chambéry, son père à Royan…il ne sait plus. Et à quoi cela servirait-il ?

Pakar se lève soudain et frappe doucement sur les murs en y collant son oreille la plus courte.

— Que fais-tu ?

Le Fagoulin ne répond pas.

— Pakar ?

— Chut !

Pendant un long moment, William l’observe faire son drôle de manège, puis s’endort à son tour. Ses rêves sont peuplés de Fagoulins ou de Fagottins en colère, d’Enchantés portant des bretelles qui s’allonoooonnnnngennnnnnnt indéfiniment. Il monte dans la voiture magique qui le trimballe d’un bout à l’autre du pays. Des gnomes le regardent en suppliant de ne pas les oublier. Au milieu de tout ce bazar, quelqu’un l’appelle :

— William ! WILLIAM ! Réveille-toi !

 Allongé au sol, le garçon ouvre enfin les yeux. Pakar le regarde de toute sa hauteur.

— J’ai trouvé.

— Quoi?

— La sortie.

D’un bond, William se lève, il remarque une trappe ouverte dans le plafond. Ils ne vont quand même pas remonter là-haut ?

— La trappe s’ouvre sur une galerie qui mène plus loin dans la forêt. Je suis allé voir. On pourrait aller chercher de l’aide chez les trolls.

Chez les Trolls ? De ce que William a pu en lire dans les livres, ils ne sont pas très aidants. Plutôt dangereux en fait. Mais ils ne sont pas dans une histoire. Si Pakar pense que c’est une bonne idée…eh bien il doit lui faire confiance, non ? Après tout ce monde est le sien. Aussi William demande seulement :

— C’est loin ?

— Oui.

Ils se regardent, et bizarrement savent qu’ils pensent la même chose. Comment faire avec les petits ? Et comment porter les Cubes à Repas et l’eau ? Tant pis, ils prendront le temps qu’il faudra. De toute façon, ils ne peuvent pas rester ici éternellement. C’est ainsi qu’ils se mettent en chemin, le dos bien chargé.

(à suivre)

©Priss

Bye-Bye car jeunesse roman


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