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Bye-Bye Car, Chapitre dix-huit
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 16 mai 2020 Un commentaire 4 minutes de lecture
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Chapitre dix-huit, William et Pakar reçoivent une aide inattendue. Pour relire le chapitre dix-sept, c’est ici

Bye-Bye Car, Chapitre Dix-Huit

En bordure de la frontière troll, les Fagoulins s’organisent en montant un camp. Des huttes sont dressées, cachées parmi les arbres pour échapper aux Fagottins. Tous les jours, les Fagoulins doivent trouver de l’eau ou de la nourriture. Ils ont faim, soif et les pluies n’arrangent rien à la situation. Tout est humide constamment dans leur camp de fortune, leurs vêtements, ce qu’ils mangent, tout.

William grelotte en cherchant un coin au soleil, il a plu toute la nuit. Ses pieds s’enfoncent dans le sol spongieux (ça veut dire mou) qui n’arrive plus à absorber l’eau. Malgré plusieurs appels désespérés, aucun Troll n’est venu à leur secours. La frontière est restée fermée pour les Fagoulins.

Pire, depuis son envol au-dessus du pays des Trolls, personne n’a revu BarJ. Les Fagoulins chuchotent que de toute façon tous les Enchantés ont abandonné leur devoir de protéger l’équilibre dans le monde du Petit Peuple.

Le garçon ne connaît pas bien BarJ mais n’est pas certain que ce soit vrai. L’Enchanté avait un plan quand il a décollé. Quelque chose dans son regard…le même que Mamé lorsqu’elle répare un camion dont la panne est difficile à trouver. Sans abandonner, ni se plaindre, elle cherche obstinément jusqu’à la repérer et enfin répare l’engin. BarJ cherche aussi une panne, celle de son monde. Mais que-fait-il lui, William le garçon, ici ? Pourquoi l’Enchanté, est-il venu le chercher ?

William poursuit sa réflexion jusqu’à ce qu’il trouve enfin un coin ensoleillé. C’est un peu trop proche du mur des Trolls, mais tant pis. Il y reste un moment le visage tourné vers le soleil. Une pierre du mur se détache propulsée du côté Fagoulin, puis une voix appelle :

— Psssst

William s’approche prudemment.

— Bonjour ?

— Pas le temps pour les bavardages, Troll-de-Garde veille. Venez-ici quand la lune sera haute dans le ciel. Et remettez la pierre dans son trou.

— Attendez…

La voix n’est plus là. William obéit, il ramasse la pierre afin de la replacer dans le trou.

C’est la nuit. Quand la lune ne joue pas à cache-cache avec les nuages, elle se tient haute dans le ciel. William patiente près de la brique amovible qui ne tarde pas à sortir de son trou. Un paquet accompagne la voix :

— Tenez, prenez ça. Il y en a d’autres qui suivent.

Pendant un moment, on n’entend plus que le glissement des paquets dans le trou. Quand ils tous sont passés de l’autre côté, la voix demande à parler au voisin de Pakar. William remet la brique pour aller le chercher. Lorsqu’il arrive devant le mur, le voisin de Pakar reconnaît immédiatement la voix de sa sœur :

— Rose !

— Doucement Glaïeul, Troll-de-Garde veille.

William s’aperçoit qu’il ne connaissait pas le nom de ce Fagoulin jusque là. Il l’appelait seulement « le voisin de Pakar ». Justement celui-ci demande :

— Comment as-tu su que j’étais là ?

— Je ne savais pas, j’espérais seulement. Comment vont nos parents ?

Nos parents ? William se souvient maintenant que Glaïeul avait bien dit avoir un beau-frère troll. Sa sœur s’est donc mariée avec un troll. Rose gémit quand son frère lui raconte la situation à Genessépa et qu’il n’a plus de nouvelles de leurs parents depuis l’arrivée des Fagottins.

— Ils se sont interposés pour que nous puissions nous enfuir.

Rose ne répond plus rien. Tout à coup, un gros bruit provient du poste de Troll-de-Garde. Vite, William rebouche le trou et s’enfuit avec Glaïeul. Tous deux ont les bras chargés.

Ils sont accueillis avec des cris de joie par les Fagoulins installés dans les huttes pour la nuit. Les paquets sont déballés tout de suite. A l’intérieur, on y trouve pêle-mêle, des couvertures ou des vêtements secs, et quelques douceurs. William rentre dans la cabane qu’il partage avec Pakar. Il le réveille pour lui donner un colis. Le jeune Fagoulin y découvre une couverture bien chaude qui cache un mot avec un plan. Sans rien dire, il passe le mot à William. Les deux complices entament un conciliabule qui se prolonge jusqu’au petit matin.

(à suivre)

©Priss

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