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Bye-Bye Car, chapitre Cinq.
Par Priss Publié dans Histoires Jeunesse sur 8 avril 2020 Un commentaire 4 minutes de lecture
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Bienvenue dans le chapitre cinq de Bye-Bye Car, dans lequel William se réveille dans la hutte de Pakar. Si tu veux un lien pour lire le chapitre quatre clique ici

Bye-Bye Car, chapitre Cinq

Dans la hutte, William se réveille de son fabuleux rêve de plage sur un tapis de mousse. Ses vêtements trempés collent à sa peau, il fait froid. Au-dessus de lui, un toit de paille sert de maison à quelques insectes rampants. Il se gratte la tête.

Tout ceci est bien étrange pour notre aventurier qui se souvient de Banquette Avant dans la voiture volante, mais pas du sol en mousse humide ni d’une toiture de paille. Où se trouve-t-il ? Combien de temps a-t-il dormi ?

 Passant entre les brins, des rayons de soleil viennent lui chatouiller le nez, William éternue. Les murs de la hutte tremblent de haut en bas. Quelques insectes même tombent dans son pyjama. Il se lève d’un bond pour expulser les indésirables. Une folle recherche dans son pantalon se termine par l’exil des bestioles en question.

Il décide de quitter la petite cabane de paille. Mince, un tas de branches bloque l’entrée (ou plutôt la sortie dans son cas). William les écarte, et risque ensuite son nez dehors, puis sa tête et enfin tout le corps.

La forêt autour de lui l’étonne, surtout par les couleurs et les tailles de la végétation : quelques fleurs mauves ou bleues géantes sont plus hautes que les arbres ! Et des lianes multicolores se dressent comme par magie dans le ciel droites comme de « i ».

— Quel curieux pays !

William s’éloigne un peu de son abri de paille. Bien embêté, il se demande comment rentrer chez lui. Comment rappeler cette drôle de voiture ? Peut-être en sifflant ? Ou en criant ? Il essaye l’un et l’autre : à part un oiseau qui répond à ses sifflements rien ne se passe. La Bye-Bye Car a bel et bien disparu.

Assis sur une souche, il se demande bien que faire, lorsque des « chuchotements » se font entendre. Deux voix se disputent dont une bien nasillarde tance une autre qui répond sur un ton apeuré :

— Voilà, tu nous as vraiment perdus, tête d’Arnselle[1]. Nous sommes déjà passés par ici !

— Désolé, chef. Tous mes regrets pour mes erreurs et celles à venir.

— T’as pas intérêt à en faire d’autres, je te préviens sinon ce sera la Torgnolade assurée.

— Oh noooonnn chef, pas la Torgnolade, couine l’autre voix.

Intrigué, William avance en direction de la dispute tout en se cachant derrière les arbres ou les drôles de fleurs géantes. Soudain, entre un arbre tout jaune et une fleur à clochette tintante, arrivent deux créatures à longs, très longs bras, courtes oreilles pointues (comme celle des chats), grosses narines, sans fourrure ni plumage, ni carapace, rien juste de la peau grise recouverte en partie par ce qu’il lui semble être un uniforme noir. Apparemment les voix en question leur appartiennent.

— Nous devons retrouver le chemin de la brèche, dépêche-toi ! C’est quand même toi l’éclaireur. Si notre ennemi poilu nous trouve ici…

À cette idée, le souffre-douleur du nasillard ouvre de grands yeux effrayés. Puis galvanisé par la menace, il se met à courir pour sauver sa peau en criant :

— Ça y est, je m’en souviens, c’est par là.

L’autre hurle en le poursuivant :

— Mais vas-tu te taire, tu vas nous faire repérer. Triple tête d’Arnselle ! Foi de Fagottin, je vais te faire torgnoler.

William n’en revient pas de la vitesse à laquelle les deux créatures ont décampé sur leurs quatre membres.

— Ils courent comme les singes, remarque-t-il à haute voix. Quels êtres étranges !


[1]. Arnselle= animaux stupides et têtus que l’on trouve dans ce monde.

(à suivre)

©Priss

Bye-Bye car jeunesse roman


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